Dirigeants et managers : trouver l'équilibre entre audace et réalisme dans les projets 🧐
- claireberthelemy
- il y a 2 jours
- 2 min de lecture
L'ambition est le point de départ de nombreux projets.
Elle traduit une volonté de progresser, d'innover, de se différencier. Et c'est indispensable. Une entreprise qui n'ose plus avancer prend le risque de stagner.
Mais entre ambition et injonction, la frontière est parfois mince. 🔥
Lorsque les objectifs sont fixés sans tenir compte des réalités du terrain, ce sont les équipes qui en supportent les conséquences.
Quand l'ambition devient source de démotivation
Un projet ambitieux peut être extrêmement mobilisateur.
À condition que chacun comprenne le cap, dispose des moyens nécessaires et voie que l'objectif est atteignable.
À l'inverse, des objectifs perçus comme irréalistes entraînent souvent les mêmes effets :
un sentiment de courir en permanence après le temps ;
des priorités qui changent sans cesse ;
une perte de qualité au profit de la vitesse ;
des collaborateurs qui finissent par penser que leurs efforts ne seront jamais suffisants.
À force, l'engagement laisse place à la résignation.
Pourquoi s'investir pleinement si l'on a le sentiment que le projet est voué à l'échec ou que les attentes évolueront encore demain ?
L'ambition a besoin de crédibilité
Être ambitieux ne consiste pas à demander toujours plus.
C'est donner envie de relever un défi parce qu'il paraît exigeant... mais réalisable.
Cela suppose de se poser quelques questions simples :
Les ressources sont-elles en adéquation avec les objectifs ?
Les délais sont-ils réalistes ?
Les équipes disposent-elles des compétences nécessaires ou d'un accompagnement pour les développer ?
Les priorités sont-elles clairement établies ?
Ces questions ne freinent pas l'ambition.
Elles lui donnent toutes les chances de réussir.
Le rôle du manager : transformer une vision en réussite collective
Entre la stratégie définie par la direction et la réalité opérationnelle, le manager occupe une place essentielle.
Il traduit les objectifs en actions concrètes.
Il aide les équipes à prioriser.
Il alerte lorsque les contraintes deviennent incompatibles avec les ambitions.
Il valorise les progrès plutôt que de focaliser uniquement sur ce qu'il reste à accomplir.
C'est aussi son rôle de créer un climat où les collaborateurs peuvent dire : « Cet objectif me semble difficile » sans être perçus comme peu engagés.
Car écouter les remontées du terrain n'est pas renoncer à l'ambition.
C'est éviter que celle-ci ne se transforme en épuisement.
Une ambition qui donne envie
Les équipes adhèrent rarement à un projet parce qu'il est spectaculaire.
Elles s'engagent lorsqu'elles comprennent son sens, qu'elles disposent des moyens d'agir et qu'elles constatent que leurs efforts produisent des résultats.
L'équilibre entre audace et réalisme ne consiste donc pas à revoir ses ambitions à la baisse.
Il consiste à construire des projets suffisamment ambitieux pour inspirer... et suffisamment réalistes pour que chacun ait envie de les porter.
Parce qu'au final, la réussite d'un projet ne dépend pas uniquement de la qualité de la stratégie.
Elle dépend surtout de la capacité des femmes et des hommes à y croire, à s'y engager et à avancer ensemble.
Un bel exercice de leadership 😉

